Documents pour «souffrance»

Sans principe ni précaution : le distilbène

Stéphane Mercurio

59min26

160 000 "enfants distilbène", dont 80 000 femmes, qui ont les pires difficultés du monde à avoir des enfants : tel est le bilan de la prescription, à partir des années 40 et jusque dans les années 70, du distilbène. Médicament "miracle", cette hormone de synthèse était censée éviter les fausses couches. Or, ses conséquences se sont révélées dramatiques. Ce film retrace l'histoire de ce désastre. Il croise les itinéraires de plusieurs femmes avec le rôle des médecins, des laboratoires et des pouvoirs publics. Il y est question de pensée dominante, d'intérêts économiques, de solidarité de corps, de culpabilité aussi... Car, si elle est moins médiatique que celle du sang contaminé, l'affaire du distilbène affecte encore aujourd'hui de nombreuses femmes qui ont de grandes difficultés pour devenir mères et dont la souffrance n'est ni comprise ni reconnue.

Uncanny valley

De Paul Wenninger

13min32

Dans un musée, de nos jours. Un diorama représente deux jeunes soldats dans les tranchées. Soudain, nous sommes projetés à l’intérieur du diorama : les soldats figés s’animent, la terreur se lit sur leur visage – la caméra danse autour d’eux – explosions, chaos, brouillard : tout voltige dans les airs. À chaque tir, ils tressaillent et se recroquevillent sur eux-mêmes. À travers son approche chorégraphique de l’animation, Uncanny Valley questionne la représentation de cette réalité terrible, et réactualise la mémoire des tranchées dans un langage audiovisuel contemporain. Chaque image en prise de vue réelle révèle son lot de souffrances et de détails. La futilité de la guerre, les affres du conflit et de la survie, la découverte de la fraternité, au milieu de toute cette folie. UNCANNY VALLEY est un cauchemar hypnotique, une révélation impossible à oublier.

The Shack Le Chemin du Pardon

De Stuart Hazeldine

2h07min22

Mac, un homme en deuil, reçoit une invitation personnelle et mystérieuse pour aller à la rencontre de Dieu, dans un endroit appelé "The Shack".

On the Beach

Marie-Elsa Sgualdo

17min12

C’est l’été, et Sara (15 ans), avec son petit frère, se voit expédiée chez sa mère pour les vacances. Son père y tient, même s’il s’est fait largué.

Sa mère, elle, crèche dans un camping. Drôle d’endroit pour refaire sa vie! Heureusement, il y a la plage et les garçons. Encore faudrait-il qu’on laisse Sara vivre !

Şeva Dirêj

De Kamiran Betasi

14min19

Dans les guerres et les révolutions, les gens sont souvent victimes, parfois héros, mais les femmes, elles, ne connaissent que larmes, souffrance et chagrin.

Quoi qu'il arrive, ce sont les femmes qui se sacrifient, mais sans la moindre reconnaissance. Voici l'histoire d'une femme kurde et de ses sacrifices.

Le Cortège El Cortejo

Marina Seresesky

15min28

Capi est le plus vieux fossoyeur du cimetière.

Habitué à travailler au contact de la souffrance des autres et des mauvaises plaisanteries de ses collègues, il n’y a qu’une seule personne capable de l’extraire de sa routine quotidienne.

Tous les mois, il attend le passage de Marta qui invariablement depuis deux ans vient fleurir la tombe de feu son époux.

La souffrance dans l’enfermement : monastère, prison, hôpital psychiatrique

1h33min42

La souffrance dans l’enfermement : monastère, prison, hôpital psychiatrique

 Cette vidéo est issue de la journée d’études, tenue à l’EHESS de Paris, le 28 mai 2014. Elle a réuni des spécialistes de l’enfermement monastique à l’époque médiévale et moderne, de l’enfermement carcérale et psychiatrique, ainsi que des chercheurs-témoins de l’enfermement. Par une approche d’égo-psycho-histoire, est ici analysée la longue histoire faisant de la prison et de la souffrance des synonymes.

Comment est-on passé de l’enfermement choisi à l’enfermement contraint ? Quelle est la parenté philosophique, terminologique, architecturale, entre le cloître et la prison ? Comment est-on passé de la souffrance comme salut spirituel à la souffrance comme peine expiatoire ? Comment fonctionne la fabrique quotidienne de la souffrance ? Quelles seraient les différences entre les supplices corporels et les supplices psychiques ? Voici les questions principales abordées par les intervenants.

Imomushi

De Vincent Loubère

15min48

Le film est un huis clos oppressant, un rapport de force entre un homme et sa femme Tokiko qui doit s'occuper de lui.

Son dévouement pour son mari se transforme de plus en plus en haine jusqu'à la découverte de ses fantasmes et de ses perversions sexuelles cachés, à savoir le plaisir de voir et de faire souffrir l'autre

La souffrance au travail

1h43min57

PRINTEMPS DES SHS 2012 - QUE FAIRE DU TRAVAIL ?
Conférences présentées par Sophie Quinton-Fantoni, médecin du travail, praticien hospitalier au CHRU de Lille, juriste et chercheuse au CRD&P (EA 4487)


Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale à l’université Paris 13, membre de l’UTRPP (EA 443)
La souffrance au travail. Réalités et médiatisation
Depuis
quelques années, en France, le thème de la souffrance au travail a
envahi les médias et la littérature syndicale, notamment sous la forme
dramatique des suicides liés au travail. Or il existe certaines
différences entre la rhétorique militante ou médiatique sur la
souffrance au travail et ce que les gens en disent aux chercheurs dans
leurs enquêtes de terrain. Nous verrons que cette différence concerne
principalement l’engagement au travail et l’imputation des
responsabilités de la souffrance. Par ailleurs, l’analyse des situations
de travail montre que les gens construisent des stratégies collectives
de défense qui ont pour fonction d’occulter la perception de ce qui fait
souffrir. Il s’avère que ces défenses ont des incidences sur
l’expression publique de la souffrance. Quelles sont-elles ? Enfin, la
médiatisation de la souffrance concerne certaines catégories de
travailleurs (plutôt des hommes blancs qualifiés et jugés « normaux »)
et en laisse dans l’ombre d’autres (femmes, migrants, précaires, non
qualifiés, malades mentaux), ce qui n’est pas sans poser des problèmes à
la fois éthiques et politiques. Que signifie socialement et
politiquement la victimisation d’une partie de la population qui
correspond à celle qui aurait du avoir le plus d’avantages au travail
(en termes d’intérêt, de salaire, de marge d’initiative...) ?
Il ne
s’agit pas de nier que cette population puisse connaître des difficultés
au travail, mais plutôt de s’interroger sur la construction sociale de
la souffrance au travail et sur ses effets. Parmi ceux-ci, la mention
récurrente à la « normalité » des travailleurs qui ont gravement
décompensé vise, certes, à souligner le rôle prééminent du travail dans
ces décompensations chez des gens qui ne paraissaient pas prédestinés à
tomber malades. Mais ne contribue-t-on pas, de la sorte, à accréditer
l’existence d’une différence de nature entre les gens « normaux » et les
autres tout en vidant la psyché de son opacité inquiétante et de sa
vulnérabilité intrinsèque ?
P. M.

Laurence Théry, ancienne inspectrice du travail, directrice du CESTP-ARACT Picardie
Le
travail a changé : entre idéologies managériales, contraintes
économiques et reconfiguration des entreprises privées ou des services
publics, normes et objectifs soumettent de plus en plus les travailleurs
au stress à la souffrance et aux tensions de toutes natures.
L’allongement probable de la vie au travail va encore durcir une
situation qui semble avoir atteint un point de rupture. Comment réagir
collectivement face à cette intensification ?
C’est à cette question
que nous proposons de discuter à travers un diagnostic critique, mais
aussi en pointant des voies pour l’action. Il s’agit tout à la fois de
comprendre l’intensification pour y résister et d’explorer de nouvelles
pratiques en associant les salariés à l’action collective.
L. T.

JPEMA 2009 n12 - Information des patients âgés et leur participation aux soins

Xavier CNOKAERT

20min07

Titre : JPEMA 2009 - Information des patients âgés et leur participation aux soins. Devoir du médecin : aspects gériatriques. La relation médecin-patient : un contrat * Objectif: guérir le patient ou tenter de vaincre son mal * Quelle signification chez la personne âgée ? * Comment informer quand le patient est incapable de comprendre et de consentir librement ? Information du patient : une relation réciproque ? * Information donnée par le patient au médecin ? * Information donnée par le médecin au patient ? * Information partagée ? Intervenant : Dr Xavier CNOKAERT, Chef du Pôle de Gérontologie du Centre Hospitalier de Beauvais, Président de la Société de Gériatre et de Gérontologie de la Région Picardie . SCD Médecine.

La lutte contre les violences sexuelles en milieu sportif (Session 2)

Victor Simon

1h18min40

Sport Intensif et Maltraitance
3e journées de Psychopathologie du sport
4 & 5 juin 2009 - CAPS / CHU de Bordeaux / Université Victor Segalen Bordeaux 2

* La lutte contre les violences sexuelles en milieu sportif (Session 2)
- Intervenants :
* Victor Simon (Psychiatre, Directeur de l’Institut de Médecine Psychosomatique et de l’enseignement de l’hypnose, Université Paris V Necker)
« Détection et prise en charge spécifique des victimes d’abus sexuel »
* Marie Bouyssy (Psychiatre, Médecin légiste au CHU de Tours),
Jean Cano (Psychiatre au CHU de Tours)
« Prise en charge des agresseurs »
* Nathalie Grosleron-Gros (Médecin légiste au CAUVA, CHU de Bordeaux)
« Prise en charge médico-légale : exemple du CAUVA »

- Président / Modérateur : Chantal Delcroix (Coordinatrice de l’Observatoire Départemental de la Protection de l’Enfance (ODPE) – Direction Enfance Famille)
Marie-Luce Petraud (Travailleur social, Bureau de l’Enfance en Danger – Direction Enfance Famille)

Le viol, les attouchements sexuels, le harcèlement sont des pratiques avérées dans le milieu sportif et les cas sont nombreux. Toutefois, les victimes de ces violences sont encore très souvent difficiles à identifier car elles refoulent les abus subis tant par peur d’être exclues du système sportif que par déni (PTSD, syndrome secondaire à un abus sexuel). Par ailleurs, le lien qui souvent unit la victime à son agresseur (entraîneur, autre sportif…), à la fois soutien, ami, « parent » rend la dénonciation difficile et culpabilisante. Comment déceler les signes d’un abus ? les lieux à risque ? et les agresseurs sexuels, quelle prise en charge pénale, thérapeutique proposer?
Psychiatres et médecins légistes répondent.

Maltraitance en lien direct avec la pratique sportive (Session 2)

Frédérique ALLAIRE

1h20min21

Sport Intensif et Maltraitance
3e journées de Psychopathologie du sport
4 & 5 juin 2009 - CAPS / CHU de Bordeaux / Université Victor Segalen Bordeaux 2

* Maltraitance en lien direct avec la pratique sportive (Session 2)
- Intervenants :

* Frédérique Allaire (Pays de la Loire)
« L’enfant et les sports de combat : où commence l’inacceptable ?»

* Jean-François Toussaint (Paris))
« Retentissement de la pratique précoce »

- Président / Modérateur : Nadia Zagui-Rossi (Psychologue, Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse)
A considérer la dégradation de la place de l’enfant dans la société, on peut se demander si le sport (de haut niveau) ne serait pas au contraire un facteur de protection ? A quoi tient cette situation ? A travers l’analyse de l’évolution de différents traits physiques ou physiologiques chez les sportifs au cours des dernières décennies, il semble que cette population soit constituée d’individus ségrégés pour leur capacité de performance et d’endurance en partie d’origine génétique. Toutefois, on atteint des limites qui induisent que le plus petit gain de performance ne soit désormais acquis que par une charge intense de travail, où l’on doit se maltraiter pour encore se dépasser…..